Zanzibar, l'île aux épices au large des côtes de la Tanzanie.
Au risque de casser un mythe, le lieu est bien mal en point,
la "capitale" Stonetown envahie par les touristes,
les boutiques de souvenirs à deux balles,
et de faux massaïs qui vendent des colliers tribaux made in china,
mais plus grave, beaucoup plus grave, le corail des lagons se meurt, foulé, piétiné et cassé
par les adeptes du souvenir coquillage de l'océan indien.

Des bateaux affrétés par les "rambos" de l'amer, poignard à la ceinture et musique techno
s'en vont pourfendre le squale imaginaire, tandis que leurs sirènes se brûlent l'épiderme
sur le pont.

Juillet, août, décembre des mois terribles pour les pêcheurs, tout
est réquisitionné pour nourrir le vacancier qui, d'Italie, de Nouvelle Zélande,
d'Allemagne, du Danemark... débarque tout en soif d'exotisme.

Alors le poisson fait défaut et les pêcheurs traquent l'alevin pour nourrir la famille,
et l'eau douce vient à manquer.

Heureusement, Matemwé, résiste

à toi Pol